Les organisations sont contraintes de produire massivement des contenus de formation pour répondre à l’évolution des besoins. Le format vidéo s’impose en cela qu’il facilite la compréhension et l’assimilation des connaissances. Pour limiter les coûts potentiellement hollywoodiens de la vidéo, les entreprises s’équipent en moyens d’autoproduction adaptés aux usages de ses opérationnels. Silence, ça tourne… et ça tourne bien !

L’offre de formation se conçoit désormais comme un flux de contenus

A l’image des espaces de consultation qui se réduisent (écrans de tablettes et smartphones), notre temps d’attention se réduit et se fractionne. L’efficacité pédagogique passe alors par l’accès instantané des apprenants aux (seules) compétences/connaissances recherchées, où qu’ils soient et au moment où ils le souhaitent. Pour répondre à cette évolution des besoins de formation l’offre se transforme en un flux de contenus dans lequel les employés vont piocher les ressources dont ils ont besoin.

rapidmooc - vidéo - IFCAM

La vidéo un format adapté qui s’impose à tous

Ces dispositifs de création de contenus recherchés doivent dès lors :

être adaptés aux usages des digital natives. La vidéo tire son épingle du jeu puisque 82% du trafic mondial de données sur internet en 2020 devrait être composé de vidéos (70% en 2015) selon le Cisco Visual Networking Index. Le secteur de la formation consomme déjà majoritairement ce format en cela qu’il facilite la compréhension et la mémorisation des messages.

– proposer des délais de déploiement rapides convenant aux rythmes des utilisateurs de la solution, en mode quick apply

– permettre la création par tous et à la volée de contenus et de parcours de formation, pré requis d’une production en volume de contenus à moindres coûts, on parle alors d’Employee Generated Content et de sa déclinaison vidéo User Generated Video

– être suffisamment simples – techniquement et fonctionnellement – pour pouvoir être mis entre toutes les mains et que chacun s’approprie la solution

– proposer une variété d’usages non limitative dans lesquels chacun doit pouvoir se projeter

– si possible avec une approche ludique pour faciliter l’émulation et stimuler l’engagement des salariés

Le profil type d’une solution de production de contenus adaptée aux nouveaux enjeux est donc avant tout video based, simplifiée, permettant aux créateurs d’être autonomes et rapidement opérationnels.

Pour autant la dynamique de création de contenus vidéo est réelle dans les entreprises et les éclaireurs ont saisis les opportunités que pouvaient leur apporter ce format en termes d’efficacité pédagogique et de mise en visibilité. A charge pour eux de créer un effet seringue auprès de leurs collègues.

Cependant la dimension vidéo est nécessaire mais pas suffisante pour fonctionner à grande échelle et faire jouer à plein cet effet. Reste encore un caillou dans la chaussure de nombre de neo créateurs de vidéos : le rapport à leur propre image, encore vécu par certain comme anxiogène.

En attendant l’arrivée prochaine des avatars (déjà bluffant de réalisme dans la reproduction de nos expressions et gestes…) une solution d’enregistrement de vidéos par tous et pour tous doit donc dépasser ce frein et proposer des déclencheurs à même de dédramatiser et décomplexer la production de contenus. Bref de changer notre regard sur la vidéo ou plutôt sur la caméra…

Olivier Armitano-Grivel, Directeur Associé chez Inwicast-Rapidmooc

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