Constellation. Tout simplement. Tout humblement.
C’est le nom de l’espace digital du siège de Microsoft à Paris, espace dans lequel l’Institut De développement des Dirigeants de l’IFCAM a souhaité organiser son module dédié à la problématique magique comme effrayante du Big Data.

Entrez dans l’univers du Big Data !

Dans un univers lumineux, panoramique et connecté, les couleurs franches d’une cuisine rouge écrevisse ou d’un coin porte-manteaux vert pelouse donnent la nette impression d’avoir été gobé tout entier par un fichier Excel ou PPT. …perturbant hein ? Allez, soyons courageux et cliquons sur Entrée !

Big Data : l’aubaine ou la crainte ?

Ah le Big Data ! Les Datanomics comme se plaisent à le nommer Simon Chignard et Louis-David Benyayer, les auteurs du récent ouvrage éponyme. Les données étaient autrefois un bien de luxe : difficiles à collecter, coûteuses à traiter. Elles sont devenues une commodité, disponibles en abondance et désormais faciles à exploiter. Ce n’est donc plus leur rareté qui leur donne de la valeur, mais bien la manière de les agencer dans un modèle économique.

Peur du Big Data, peur de Big Brother

Les données sont à la fois une ressource et un poison pour l’économie numérique, car on a passé le point où elles engendrent de la défiance. La peur caractéristique du Big Brother. Les frissons encore frais de l’imaginaire d’Asimov.

L’une des réponses à cela surgit dans l’émergence du concept de VRM (vendor relationship management), qui est le symétrique du CRM (customer relationship management), c’est-à-dire l’idée que chaque citoyen doit être en mesure de disposer de ses données personnelles de manière à pouvoir tirer le meilleur service des divers prestataires qui s’adressent à lui.
Rassuré(e) ? Pas trop ?

Big Data : l’aubaine ou la crainte ?

Encore plus bouleversant, le système de santé est à l’aube d’un bouleversement considérable sous l’effet du numérique. En matière thérapeutique, la génomique permet désormais de reprogrammer des cellules et, ce faisant, de corriger les « défauts » qui engendrent des maladies. On aura ainsi demain la possibilité d’éradiquer complètement certaines pathologies plutôt que de les soigner.
Magnifique ! Bravo !

Maintenant, pourra-t-on également choisir les caractéristiques physiques de nos enfants ? Les lisser en conséquence aux canons d’aujourd’hui ? Mais alors, si tout le monde est beau, finalement on sera tous laids aussi. Rassurez-vous, en sens inverse ça marche aussi 🙂

Guillaume PENICAUT, Chargé de mission pédagogique