La capacité à communiquer par écrit, fait des parties de ces fameuses soft skills dont nous entendons parler un peu plus chaque jour.
Isabelle Holie, responsable des achats pédagogiques à l’IFCAM, s’est rendue dans un atelier d’écriture. Elle partage avec nous son expérience.

Mais au fait, c’est quoi les soft skills ?

Les softskills sont des compétences transversales, comportementales, par opposition aux compétences métiers (« Hardskills »).

Les softskills, comme l’écoute active, la pédagogie, l’empathie,  l’adaptabilité, la créativité, la gestion du stress… ou encore l’intelligence collective, sont plus informelles et moins conscientes.
Ces compétences sont plus difficiles à appréhender et à évaluer. Dans le contexte de la nouvelle réglementation sur la Loi travail, qui impacte la réglementation de la formation professionnelle, elles sont reconnues comme des compétences à part entière pouvant servir de levier à la performance et à la compétitivité.

Depuis toujours, l’IFCAM met à l’honneur le développement des compétences transversales par une approche de formation sur étagère dans le domaine « Efficacité professionnelle » qui rencontre un vif succès dans le Groupe Crédit Agricole.

Plus récemment un nouveau projet a émergé : « Projet Compétences transversales » (« PCT ») né d’une conviction à l’IFCAM : dans un monde professionnel de plus en plus mouvant, ces compétences sont indispensables.

Ce programme de formation innovant est le fruit d’une co-construction entre l’IFCAM et un groupe de travail d’une vingtaine d’entités du groupe Crédit Agricole. Nous vous en dirons plus  dans un futur article de blog.

Et si nous retrouvions tout le plaisir d’écrire ?

6 compétences clés de notre Parcours Compétences Transversales (PCT)

Pourquoi j’ai testé cet atelier d’écriture ?

Challengé par nos clients internes, nous rencontrons régulièrement les acteurs du marché de la formation professionnelle de manière à sourcer de nouvelles offres de formation. C’est l’opportunité d’aller à la rencontre de nouveaux styles d’animation, de nouvelles pédagogies, de nouveaux consultants formateurs, de nouveaux outils et d’être toujours plus innovants.  Si nos expériences sont convaincantes, nous mettons en place des actions avec ces partenaires.

C’est dans ce contexte de veille que je me suis rendue dans un atelier d’écriture avec l’objectif d’affiner mon travail d’écriture personnelle et professionnelle sous toutes ses formes, mais aussi, de vivre une expérience d’atelier de formation.

Je vous propose de découvrir l’atelier d’écriture de France, qui anime ce cycle de quatre séances dans un cadre associatif.

L’envie d’écrire

Le Forum 104, est un lieu suspendu dans le temps où l’on peut aller à la découverte de toutes sortes de pratiques sans tabou et sans frontière. Un lieu d’ouverture unique en plein cœur de Paris.

Nous sommes un petit groupe avec l’envie de travailler nos écrits et la joie de retrouver France, notre animatrice, à l’origine de cette proposition. Il s’agit de « faire un pas de côté ». Autrement dit de s’interroger sur nos manières d’écrire, sans jugement. Une forme de position méta, nous permettant de regarder ce qui nous plait, ce qui est fluide, et inspirant, et de ce qui ne l’est pas. Pour chacun de nous.

Ce qui nous rassemble c’est l’envie d’écrire. L’écriture est dans tous nos espaces que ce soit dans nos vies personnelles ou professionnelles, sous toutes ses formes, de la synthèse à l’analyse. Et ce dans un contexte où l’on doit aller encore plus vite. Alors cet atelier tombe à point,  avec ce plaisir de partager ensemble à plusieurs sur un travail plutôt individuel.

La séance démarre. Nous analysons plusieurs points bloquant potentiellement notre engouement d’écrire. Chacun d’entre nous a ses blocages.  L’aventure proposée dans cet atelier est de trouver des « trucs et astuces » et de déjouer ce qui nous empêche.

Il s’agit donc d’amorcer le travail, trouver le point de départ et oser le premier coup de pédale, pour porter notre mouvement dans une logique de vitesse de croisière.

Après le coup d’envoi, s’échauffer. Pour ajuster son élan.

En fonction de nos personnalités, nous pouvons aussi nous heurter à de nouveaux blocages.

Car certaines personnes, hypersensibles à l’écriture, peuvent se sentir envahies par un trop plein d’idées. Le rythme de leur écriture est trop lent pour s’ajuster à la vitesse des idées qui s’acheminent. La main n’arrive pas à les coucher sur le papier. Elles sont dans un état de frustration intense qui une nouvelle fois invite à l’abandon d’écrire.

Par opposition, il y a celles, hyper synthétiques, qui sont en incapacité de développer leurs idées, avec ce sentiment de ne pas avoir grand-chose à dire.

C’est donc aussi une question de personnalité.

Le challenge que nous avons à relever est d’aller jusqu’au bout de son texte. Ce moment où vous posez  votre plume. Et que vous êtes satisfait de votre écrit. Mais sans obligation particulière de rendre son travail, délais ou commandes, comment aller jusqu’au bout ? Nous avons tous un bon prétexte de ne pas aboutir, faute de temps.

Nous passons à l’étape de déjouer le temps. Et l’on cite Nicolas Boileau, dans l’Art poétique:

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément… »

Et surtout la riche suite de ce texte :

« … Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,

Polissez-le sans cesse, et le repolissez,

Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »

Le plaisir de partager nos « trucs et astuces »

Alors voilà les quelques trucs et astuces que je vous retranscrits :

L’écriture est une boucle qui s’inscrit dans la dynamique Réflexion ==> Rédaction ==> Clarification ==> Réflexion.
Il y a le temps du premier jet, du brouillon, de la relecture, puis de la réécriture.

S’oppose deux manières d’écrire :

  • Soit partir du plan qui est un début d’écriture,
  • soit l’écriture spontanée. On laisse filer ses idées, puis on organise après coup.

 

Dans nos écrits s’opposent différentes écritures : informative, le rapport, la synthèse le compte rendu, … de notre champ professionnel. Et puis il y a nos écrits du champ personnel : lettres, nouvelles, sms, tweet, poésie où l’association des mots, l’articulation des phrases, la fiction la fantaisie ou l’imagination vous font vivre une émotion.

Et si nous retrouvions tout le plaisir d’écrire ?

Les rails de l’imagination ou l’art de la dissertation ? Rien ne s’oppose, tout est complémentaire. Nous apprenons aussi que notre cerveau censure l’imagination. Nous coupons ce qui pourrait offrir un terreau de fantaisie que pourrait être nos écrits. Pour libérer, notre fantaisie rien de tel que de jouer, associer, jongler avec les mots.  C’est une forme de musique où l’on ne s’occupe pas du sens, seule la musicalité des mots associés compte. Exemple d’une allitération de Jean Racine : « pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ».

Nous nous prêtons à tous ces exercices dans cet atelier plein de créativité sur cet art de l’écriture, où nous allons à la rencontre de tous nos sens pour faire émerger ces idées si riches, sources de nos plus folles inspirations.

Vous souhaitez vivre une expérience de formation autour des écrits ?

L’IFCAM vous propose ses deux formations « Best » :

Peut-être y retrouverez-vous France, notre Consultante Formatrice partenaire.

Isabelle Holie, Responsable des achats pédagogiques